Lors de l’édition 2026 de la Marketplace de l’Innovation organisée par Bayer, le Dr Franck Fajnkuchen, ophtalmologiste au Centre d’Imagerie et de Laser, a partagé son retour d’expérience sur le déploiement du projet AD+. Cette solution numérique vise à lever un obstacle majeur en ophtalmologie : la non-adhésion thérapeutique dans les maladies de la rétine.
Anticiper la perte de suivi dans les pathologies rétiniennes
Depuis 2007, le traitement de référence de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) repose sur des injections intravitréennes (IVT). Le caractère invasif et répété de ces interventions engendre une charge thérapeutique lourde, conduisant de nombreux patients à abandonner leur parcours de soins.
Pour contrer ce phénomène, AD+ privilégie une stratégie proactive plutôt que corrective. En s’appuyant sur les sciences comportementales, cet outil numérique permet de :
- Identifier de manière personnalisée les motifs de non-adhésion propres à chaque profil,
- Transmettre des leviers d’adhésion adaptés via une approche algorithmique,
- Assurer une continuité relationnelle et un accompagnement du patient en dehors du cabinet médical.
L’enjeu est direct : anticiper la rupture de suivi pour maintenir la fréquence des injections, condition sine qua non à la préservation de l’acuité visuelle.
Une co-conception tripartite essentielle
Le développement de la solution repose sur une synergie étroite entre trois acteurs de l’écosystème de santé :
Les patients : Des vagues d’entretiens et une étude menée à l’hôpital Avicenne ont révélé que les patients survalorisent la relation avec leur praticien dans 70% des cas, un facteur d’adhésion souvent sous-estimé par les médecins.
Les praticiens : Leur contribution assure l’intégration fluide de l’outil dans la routine des consultations.
Les partenaires industriels : Grâce à leur écosystème, ils agissent comme des passeurs stratégiques pour optimiser le déploiement de la solution à grande échelle.
Ce contenu a été réalisé en partenariat avec Bayer Healthcare.