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Le Fonds Clinatec déploie la lumière contre la maladie de Parkinson – Dr Laurent Hérault

Lors de l’événement Impacts Santé 2026, nous avons interrogé le Dr Laurent Hérault, Directeur du Fonds de dotation Clinatec. Fondé par le CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives), l’Université de Grenoble et le CHU de Grenoble Alpes, Clinatec fait converger la physique, l’intelligence artificielle et la médecine pour concevoir des réponses thérapeutiques aux maladies neurodégénératives et aux handicaps majeurs.

Traitement invasif : protéger les neurones dopaminergiques

Clinatec s’inscrit dans la lignée des travaux du Pr Alim-Louis Benabid, co-inventeur de la stimulation cérébrale profonde qui équipe aujourd’hui plus de 300 000 patients dans le monde. L’institution franchit désormais une nouvelle étape en exploitant le potentiel thérapeutique de la lumière.

Un essai clinique invasif, dirigé par le Pr Stephan Chabardès et cofinancé par l’entreprise américaine Boston Scientific, est actuellement en cours. Il consiste à acheminer une fibre optique directement au cœur du cerveau pour diffuser de la lumière afin de protéger les neurones dopaminergiques en péril. Six patients atteints de la maladie de Parkinson sont inclus dans cette étude, dont les résultats sont attendus pour la fin de l’année 2026.

Approche préventive : cibler l’axe intestin-cerveau

Le second axe de recherche, non invasif, s’attaque à l’origine présumée de la pathologie. De nombreux scientifiques soutiennent que la maladie de Parkinson prend naissance dans l’intestin avant de remonter vers le cerveau via le nerf vague.

En partenariat avec l’Institut des sciences du vivant Frédéric Joliot et l’Institut Mircen du CEA, et avec le soutien de Malakoff Humanis, Clinatec teste l’envoi de lumière proche infrarouge directement dans l’intestin. Ce projet vise à traiter le microbiote de ce « deuxième cerveau » pour prévenir la maladie.

La convergence technologique au service de la médecine

Ces dispositifs de rupture se caractérisent par une très basse puissance lumineuse et une consommation d’énergie quasi nulle. Leur viabilité clinique est rendue possible par le décloisonnement des sciences : la convergence entre la photonique, la microélectronique (miniaturisation, batteries rechargeables par induction), la biologie et la médecine.

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