À l’occasion de l’événement AI for Health 2025 au Grand Palais, nous avons rencontré Marie Morice-Morand, Directrice Innovation chez Amgen France. Loin des discours purement technophiles, elle souligne le décalage entre la vitesse de l’innovation technologique et la capacité d’alignement de l’écosystème de santé.
Des cas d’usage concrets de l’IA : externes et internes
Pour Amgen, la priorité est avant tout que les technologies résolvent des problématiques concrètes rencontrées sur le terrain. L’IA permet par exemple de recruter les patients plus rapidement lors des essais cliniques et d’optimiser leur parcours de soins.
Au-delà des interactions externes comme le soin et de la recherche, l’IA permet aussi une amélioration de la productivité interne, avec l’analyse de données opérationnelles et la mise en lumière d’insights stratégiques. Elle permet également une optimisation des processus réglementaires, notamment la revue et la validation de documents, et garantit un gain de temps et une qualité de rendu supérieure.
Aligner l’écosystème sur la vitesse de l’innovation
Cependant, le constat de Marie Morice-Morand est clair : la technologie et les outils évoluent très rapidement, si bien que l’écosystème a des difficultés à s’adapter. La qualité, l’exhaustivité, la gouvernance de la donnée et l’accélération des processus d’autorisation administrative sont des prérequis indispensables à cet alignement, sans quoi le potentiel de l’IA reste bridé par des freins structurels.
Une transformation humaine avant tout
Pour Marie Morice-Morand, le passage à l’IA n’est pas uniquement une transition technologique, mais aussi une transformation humaine. La réussite de cette intégration repose sur l’accompagnement, le soutien et la formation des collaborateurs internes et des professionnels de santé. Enfin, pour Amgen, l’avenir de la e-santé passe par la collaboration. En tant que biotech, le laboratoire affirme sa volonté de s’ouvrir encore davantage aux partenaires technologiques et aux hôpitaux.